Le sens du Mystère – Albert Einstein.

 

 » Il n’y a que deux façons de vivre votre vie. La première, c’est la vivre comme si rien n’était miraculeux. La deuxième, c’est la vivre comme si tout était miraculeux  »

Albert Einstein

«       Afin que l’aspirant soit soutenu dans ses efforts pour demeurer intérieurement profondément présent et conscient de lui-même… il faut que le sens du mystère reste toujours vivant en lui, l’accompagnant partout et dans tout ce qu’il fait : le mystère de cet énigmatique appel silencieux qui se fait senti en lui aux moments les plus inattendus et qui le dépasse , le mystère de L’impersonnel qu’il porte en lui et qu’il désire reconnaître et appréhender ; le mystère du cosmos, le mystère du but de la Création, le mystère de sa propre vie, de sa conscience, de son esprit et ainsi de suite. Au fond, tout ce qui existe dans le monde manifesté est un mystère.

Edouard Salim MICHAEL Les Fruits du Chemin de l’Eveil page 34

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Voici comment devrait se comporter celui …

avalokiteshvara

Voici comment devrait se comporter
Celui qui a développé des qualités de bonté
Et qui connaît la voie de la paix :
Qu’il soit appliqué, honnête et droit, direct et doux dans ses paroles.

Humble et sans prétention,
Satisfait et aisément contenté.
Qu’il demeure frugal
Ni effronté ni flatteur envers ceux qui le nourrissent.

Qu’il soit paisible, maître de ses sens, naturellement discret, sans exigences.
Et qu’il ne fasse rien que les sages, plus tard, pourraient condamner.
Qu’il médite ainsi : « Prenant moi-même refuge dans le bonheur et dans la paix,
Je souhaite que tous les êtres soient heureux et en paix.

« Que tous les êtres vivants, quels qu’ils soient —
Les faibles comme les forts, tous sans exception,
Les grands et les puissants,
Les moyens et les petits,

« Visibles et invisibles,
Proches et lointains,
Nés et à naître —
Que tous les êtres soient heureux et en paix !

« Que nul ne trompe autrui,
Ni ne méprise aucun être, quel qu’il soit.
Que nul, par colère ou aversion,
Ne souhaite de mal à autrui. »

Comme une mère,
Au péril de sa vie,
Protège son enfant,
Son unique enfant,

Ainsi doit-on ouvrir son cœur à l’infini à tous les êtres vivants,
Rayonner la bienveillance envers le monde entier :
Ouvrir son cœur dans toutes les directions –
En haut, en bas et tout autour, sans limites –
Libre de toute haine et de toute aversion.

Que l’on soit assis, debout, en marche ou couché,
Tant que l’on est éveillé, on doit toujours être fidèle à ce souhait.
C’est ce que l’on appelle
« Demeurer dans un état divin, ici et maintenant ».

Sans se laisser piéger par des croyances erronées
Celui qui a le cœur pur, qui voit la vérité ultime des choses
Et s’est libéré de tous les désirs sensoriels,
Ne reprendra plus jamais naissance dans ce monde.

Karanya Metta Sutta 
Source : Dhamma de la forêt

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Edouard Salim MICHAEL Le role de la grande musique

S’il tente de saisir ce qui se passe si énigmatiquement en son être lorsqu’il écoute certaines musiques symphoniques qui font surgir en lui un sentiment de mystère — telle l’oeuvre gigantesque de Gustav Holst intitulée “Les Planètes”, ou “Le martyr de Saint-Sébastien” pour choeur et orchestre de Claude Debussy, ou encore “La Péri” de Paul Dukas —, un chercheur fin, doté d’une sensibilité aiguë, s’apercevra qu’il se produit en lui une descente intérieure qui représente un véritable changement de place dans l’espace intérieur de son être, un changement de place qui se révélera constituer un précieux indice de ce qu’il doit tenter de retrouver lors de ses pratiques spirituelles. (la photo ci jointe de Pablo Casal illustre le changement de place et la  »descente » en soi-même d’un grand  artiste)

Ainsi, ces grands artistes aident-ils les auditeurs par les sentiments de mystère que leur musique suscite en eux, leur offrant, comme dit précédemment, la possibilité d’être placés quelque part en leur être où ils ne se trouvent jamais d’ordinaire. En fait, ils provoquent un changement de place dans l’espace intérieur de celui qui écoute leurs oeuvres sans que nécessairement ce dernier ne perçoive ce qui se passe en lui. De cette façon, les créations d’un grand compositeur aident-elles l’humanité d’une manière que celle-ci ne peut soupçonner.

Par ailleurs, il se peut aussi qu’un aspirant éprouve, durant ses séances de méditation, des états qui, bien que n’étant pas encore le degré le plus élevé de la conscience, se situent néanmoins au-dessus du niveau de sa conscience coutumière.

On peut ainsi constater qu’il est possible à l’homme de toucher, à des moments privilégiés, des états de conscience supérieurs à celui qu’il connaît habituellement, mais, malheureusement, en raison du fait que, d’ordinaire, il n’accorde d’importance qu’au tangible, la valeur de cette élévation de sa conscience n’est pas du tout comprise et, par conséquent, il ne cherche pas à la cultiver.

Edouard Salim Michael

Le rôle de la grande Musique

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Présence attentive- Prajnaparamita

Subhuti demanda :

- Comment le pratiquant, pour aider tous les êtres à atteindre l’illumination, peut-il s’éveiller à la sagesse parfaite et complète ?
le Bouddha répondit :
- Cet éveil des plus subtils se produit quand il y a présence attentive d’instant en instant
Prajnaparamita

Habituellement, l’être humain ne se rend pas compte à quel point ni de quelle manière son attention constitue une sorte de substance combustible, car ce n’est que grâce à elle que ses pensées et ses imaginations peuvent trouver la force de se manifester et de subsister en lui. Sans qu’il en soit conscient, son attention agit comme le matériau de combustion indispensable grâce auquel son mental peut rêvasser et vagabonder là où il lui plaît — tout comme l’huile dans une lampe, qui alimente et maintient en vie la flamme de la mèche !

Edouard Salim Michael- Pratique spirituelle et éveil intérieur

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Nicéphore le Solitaire (XIIIème siècle) L’attention -


La Philocalie est l’un des ouvrages les plus célèbres de la spiritualité orthodoxe. L’ouvrage est une anthologie des paroles de « pères spirituels » de cette tradition, qui visent tous au moyen de parvenir, par la « sobriété de l’esprit », au vrai «beau», au vrai «bien», c’est-à-dire à Dieu.

Certains saints ont appelé l’attention « garde de l’esprit », d’autres « garde du coeur », d’autres « sobriété », d’autres « repos de l’esprit » ou autrement encore. Autant d’expressions qui reviennent au même ()
Ce qu’est l’attention, ce que sont ses propriétés ? écoutez-moi bien.
L’attention, c’est le principe de la contemplation, mieux, sa base permanente. Grâce à elle, Dieu se penche sur l’esprit pour se manifester à lui. () L’attention, c’est la purification des pensées, le temple du souvenir de Dieu, le trésor du support des épreuves…()
Pour toi, ainsi que je te l’ai dit, assieds-toi, recueille ton esprit, introduis-le — je dis ton esprit — dans les narines, c’est le chemin qu’emprunte le souffle pour aller au coeur. Pousse-le, force-le de descendre dans ton coeur en même temps que l’air inspiré. Quand il y sera, tu verras la joie qui va suivre. Tu n’auras rien à regretter. Tel l’homme qui rentre chez lui après une absence ne retient plus sa joie de pouvoir retrouver sa femme et ses enfants, ainsi l’esprit, quand il est uni à l’âme, déborde d’une joie et de délices ineffables.
Accoutume donc ton esprit à ne pas se presser d’en sortir. Dans les débuts, il manque de zèle, c’est le moins qu’on puisse dire, pour cette réclusion et ce resserrement intérieurs. Mais, une fois qu’il en aura contracté l’habitude, il n’éprouvera plus aucun plaisir aux circuits du dehors. Car « le royaume de Dieu est au dedans de nous » et à celui qui tourne vers lui ses regards et le poursuit de la prière pure, tout le monde extérieur devient vil et méprisable.
Nicéphore le Solitaire (XIIIème siècle)

 

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Trinh Xuan Thuan au dela de la science


Incertitude, indétermination, imprédictibilité, incomplétude, indécidabilité : la science sait désormais qu’elle ne peut pas tout savoir. Pour aller jusqu’au bout du chemin et accéder à la réalité ultime, il nous faut faire appel à d’autres modes de connaissance, comme l’intuition mystique ou spirituelle, informés et illuminés par les découvertes de la science moderne…

La science se doit de reprendre sa place dans le giron de la culture humaine, Elle s’en est trop éloignée dans le passé à cause d’une vision par trop matérialiste, fragmentée, réductionniste et mécaniste. Ce n’est plus le cas à l’heure actuelle.

Trinh Xuan Thuan
Astrophysicien, professeur d’astronomie à l’université de Virginie.

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Jacob Boehme : Si tu peux garder le silence pour une heure dans ton vouloir et tes sens

mmSi tu peux garder le silence pour une heure dans ton vouloir et tes sens, tu entendras des paroles de Dieu inexprimables.

… Lorsque les sens et le vouloir du moi seront en silence, l’ouïr, le voir et le parler éternel sera manifeste en toi ; Dieu lui-même entendra et verra par toi ; ton propre ouïr, ton propre vouloir et  ton propre voir t’est en obstacle, que tu ne peux ni voir ni entendre Dieu.

… Lorsque tu te tiens en silence, tu es alors cela même que Dieu était avant la nature et la créature, d’où il a formé ta nature et ta créature ; alors tu vois et tu entends avec ce avec quoi il voyait et entendait en toi, avant que ton propre vouloir, voir et entendre eût commencé.

Jacob Boehme (1575-1624) De la Vie Suprasensuelle.

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Edouard Salim Michael : Kamaal, conte féérique pour Récitant et Orchestre

paris1980-1

L’oeuvre, qui dure environ quarante minutes, est destinée aux adultes aussi bien qu’aux enfants. A part le français, le texte a été rédigé en trois autres langues : anglais, allemand et italien. Edouard Michaël vient de terminer l’écriture de sa Messe pour choeurs mixtes, deux orchestres à cordes, harpe, célesta, glockenspiel et percussions lorsqu’il compose Kamaal, conte féérique pour récitant et orchestre. Il est alors âgé de trente-quatre ans. Il en a écrit lui-même le texte qui illustre de façon symbolique les péripéties d’une quête intérieure :
Un jeune garçon, Kamaal, perdu dans une forêt enchantée, découvre une ville d’une indicible beauté, nommée la « Cité de Lumière ». Mais avant d’être autorisé à y entrer, l’enfant doit prouver qu’il en est digne. Il lui faut trouver une fleur mystérieuse et extraordinaire, appelée « la Fleur d’Immortalité », recherche qui entraîne Kamaal dans un voyage étrange, difficile et hasardeux.
Après bien des épreuves, le jeune garçon réussit enfin, il découvre la Fleur et acquiert ainsi le droit de pénétrer et de vivre dans la Cité de Lumière.
La musique de cet ouvrage est essentiellement modale, et d’un caractère à la fois exotique et mystérieux. Son orchestration est très colorée et son atmosphère évoque un monde intérieur étrangement féerique et mystique.
Enregistrement de 1961 -

 

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Jetsumna Tenzin Palmo : l’ultime renoncement

La vénérable Tenzin Palmo s’adresse ici à des méditants dans la tradition zen :

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Il est difficile de ne s’accrocher à rien et tout particulièrement d’arrêter de s’accrocher à l’image de qui «je» suis et de lâcher prise de tout. Nous devons pourtant apprendre à le faire, peu à peu. C’est vraiment de cela qu’il s’agit quand on fait zazen. Vous vous asseyez dans le dépouillement. Votre corps ne bouge pas. Votre voix ne s’exprime pas. L’esprit lui-même lâche prise, il est simplement présent. Avec un peu de chance, nous ne nous perdons pas dans nos rêveries. Avec un peu de chance, nous nous asseyons dans un état de dépouillement et d’absolue simplicité.
Tel est l’ultime renoncement. Nous pourrions être assis en train de penser à tout ce que nous avons fait d’agréable au cours de notre lune de miel ou pendant les vacances, ou bien nous pourrions être en train de spéculer sur quelque chose qui va se passer la semaine prochaine ou sur ce que nous allons manger à midi. Nous pourrions aussi seulement être assis. Personne n’en saura jamais rien.

En ce moment, nous sommes assis ici, tel un groupe de petits arahats. Tant que notre corps et notre parole sont sous contrôle, personne ne sait ce que notre esprit est en train de faire, n’est-ce pas ? Mais renoncer aux jeux de l’esprit et ne rien faire d’autre que s’asseoir dans un état d’ouverture et de clarté, tel est le plus grand des renoncements.

L’esprit est extrêmement avide. Il n’est pas seulement avide de plaisirs externes, il est aussi avide de confort mental, ce à quoi il est beaucoup plus difficile de renoncer. Quand nous parvenons au renoncement, nous entrons naturellement dans un état d’ouverture, de simplicité et de clarté, qui mène à l’apparition de la compréhension. C’est parce que nous nous sommes enfin penchés sur la racine de toute notre négativité, à savoir notre ignorance.

La Vie Quotidienne comme Pratique Méditative (Ed. Courrier du Livre)

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Tchoang-tzeu : Vous avancez dans la vie sans savoir ce qui vous pousse,

chuang-tzu-3[1]Votre destinée, votre activité font partie intégrante du flux des êtres, sous l’action du ciel et de la terre…

vous avancez dans la vie sans savoir ce qui vous pousse,

vous stationnez sans savoir ce qui vous arrête,

vous mangez sans savoir comment vous assimilez,

l’action puissante, mais inconnaissable du ciel et de la terre vous mouvant en tout ;

et vous prétendriez vous approprier quelque chose ?

Tchouang-tzeu

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