Une question essentielle
Quelle convergence entre l’ascète yogi tibétain Milarepa et Madame Guyon, la grande mystique chrétienne ? entre Ramana Maharshi et le célèbre soufi Al-Hallâj ? Quel dénominateur commun à ces êtres hors de l’ordinaire qui, de façons apparemment tellement différentes, ont gravi les échelons menant à la réalisation ultime ? Ne s’agit-il pas d’une question de la plus haute importance ? s’interroger sur ce qu’est le cœur d’une pratique ?
Réveillez-vous – Imitation de Jesus Christ-Thomas a Kempis
/2 Commentaires/dans Christianisme, La compréhension justePense à ton âme, le temps fuit, l’éternité s’avance ; demain, aujourd’hui peut-être, elle aura commencé pour toi ; et cependant il est vrai que si on ne lui rappelait à chaque heure cette vérité formidable, à chaque heure il l’oublierait tant est puissante la fascination du monde sur cette créature tombée.
Réveillez-vous, sortez de votre sommeil, ne différez pas davantage le soin de l’unique chose nécessaire ; hâtez-vous de mettre la main à l’œuvre tandis que le jour luit encore : la nuit vient pendant laquelle nul ne peut travailler ; (…)
Imitation de Jésus-Christ
(Livre III chapitre LVI) réflexion
A partir de cet instant fatidique, il ne cesse de dormir au sein du temps sans jamais savoir ce qui lui est arrivé ; or, même si, par chance, il parvient à prendre conscience de la gravité de sa situation et entreprend de fournir les efforts requis pour s’éveiller de ce mystérieux état dans lequel il est enseveli, il ne peut rassembler en lui la force nécessaire pour pouvoir rester éveillé.
Depuis son état d’être coutumier, l’être humain ne peut concevoir ce qui est réellement impliqué pour lui dans le fait de dormir en lui-même — un bien étrange phénomène dont les conséquences sont difficiles, voire impossibles à saisir au premier abord.
En réalité, ce sommeil diurne qui l’emporte presqu’aussitôt incarné sur Terre constitue, sans qu’il ne le réalise ordinairement, la véritable mort. L’être humain passe son existence dans un état qu’on ne peut qualifier que de mort-vivant — un curieux état de torpeur psychique qui s’empare de lui et s’interpose continuellement entre lui et l’Aspect Divin de sa double nature au travers duquel seul il lui serait possible d’appréhender sa situation dans le monde et de commencer à agir d’une manière juste dans la vie.
Salim Michael
Les fruits du chemin de l’Eveil chapitre 10
Nietzsche »Sans musique la vie serait une erreur »
/1 Commentaire/dans Le rôle du grand art« Il est important pour l’aspirant de noter que c’est précisément le sentiment qui donne à un grand pianiste la capacité d’exécuter de mémoire des oeuvres éminemment complexes comportant des milliers de notes ainsi que d’innombrables changements d’harmonies, de lignes mélodiques et de rythmes, sans commettre d’erreurs. Le même principe s’applique au chercheur ; il lui faut réaliser que c’est son sentiment qui peut relier son esprit et son corps de manière à lui permettre d’effectuer ses pratiques de méditation et ses autres exercices spirituels avec l’intensité requise pour être mis en rapport avec un autre monde en lui, un monde lumineux qu’il ne pourra, s’il est assez sensible, que reconnaître comme sanctifié. »
Le rôle de la grande musique
Edouard Salim MICHAEL
GERTA ITAL et le PERE LASSALLE
/0 Commentaires/dans Bouddhisme Mahayana, L'effort justeLa voie est ouverte à chacun(e), quelle que soit sa religion. Mais il doit la suivre. La manière dont il vaincra les diverses difficultés qui se présenteront et la façon dont il s’exercera le mèneront au but, même sans faire de voyage au Japon.. ».Elle cite le Père Lassalle :
« L’illlumination peut être atteinte par chacun, à condition qu’on emprunte le vrai chemin qui y conduit. Par elle-même, elle n’est ni bouddhique, ni chrétienne, ni d’aucune autre religion. On la trouve aussi bien dans l’Islam que dans le Christianisme, même si sa présentation particulière et ses méthodes ne sont pas les mêmes que dans le Yoga ou le Zen… Elle exigera toutefois des motifs d’ordre religieux ou une tendance vers l’Absolu et des efforts très grands qui sont indispensables, de même qu’une renonciation radicale. »
Et enfin, elle conclut :
« Le chercheur qui a gravi une partie de cette voie et a vécu de nombreuses expériences exaltantes ne connait plus d’arrêt. Non seulement, il doit en donner des preuves dans sa vie extérieure, mais aussi sur la voie de son illumination.
De Grands Maîtres sont allés ainsi d’illumination en illumination, car ce qui a été atteint une fois doit être atteint de nouveau, doit être approfondi, doit être éprouvé et compris en tant qu’un tout complet et une multiplicité infinie, dans un aspect toujours nouveau. »
En savoir plus sur Gerta Ital
Le récit de son chemin sur la voie de l’Illumination
Témoignage d’Eveil
Voyage en pays d’Eveil et de Sainteté
Maitre Eckhart S’anéantir soi même
/0 Commentaires/dans Christianisme, L'effort juste, Mystique chrétienneDeviens tel un enfant,
rends-toi sourd et aveugle!
Tout ton être/doit devenir néant,
dépasse tout être et tout néant !
Laisse le lieu, laisse le temps,
et les images également!
Si tu vas par aucune voie
sur le sentier étroit
tu parviendras jusqu’à l’empreinte du désert.
Maître Eckhart
Nada Yoga, le yoga du Son – Salim MICHAEL, Ajahn SUMEDHO et Ajahn AMARO
/0 Commentaires/dans Techniques de maîtrise du mentalEdouard Salim MICHAEL – Pratique Spirituelle chapitre 3
Pour en savoir plus sur le Nada Yoga, Edouard Salim MICHAEL en a fait il y a 40 ans une description minutieuse dans son premier ouvrage : la Voie de la Vigilance intérieure
Le Nada Yoga ou encore appelé le Yoga du son est un support inestimable, toujours présent en chacun de nous, car il possède une continuité qui justement nous fait défaut.
J’avais découvert ce son intérieur de nombreuses années auparavant, mais je n’avais jamais rien lu ni entendu à ce sujet dans le Canon Pâli. J’avais développé une pratique de la méditation utilisant cette vibration intérieure et j’en avais tiré de grands bénéfices pour le développement d’une vigilance attentive et d’un lâcher prise de toute pensée. Cela m’ouvrit une perspective de conscience transcendante grâce à laquelle il est possible d’observer les états mentaux qui surgissent et disparaissent dans l’esprit.
Ajahn Amaro, abbé d’Amaravati et ancien co-abbé du monastère d’Abhayagiri dans la lignée de la forêt de la tradition bouddhiste Théravada.
Le But d’une pratique spirituelle Edouard Salim MICHAEL
/0 Commentaires/dans La compréhension justeOn peut, d’une certaine manière, dire que, une fois qu’il s’est engagé sur le Sentier, il ne peut s’agir pour lui de toucher un jour un but final et qu’ensuite tout s’arrêterait là — comme il en est des choses ordinaires ou des activités de ce monde —, car cela signifierait que le but serait une “fin” dans une sorte de mort éternelle et qu’après il n’y aurait plus rien ! Dans un travail spirituel, le but et le présent sont, en réalité, indissociables ; pour l’aspirant, chaque instant doit devenir le but, sinon, il risque de se donner toutes sortes de justifications, de rêver d’un but situé dans un futur éloigné et, entre-temps, de n’effectuer, sans en avoir conscience, qu’une pratique spirituelle tiède qui n’aboutirait à rien.()
Le but se répète chaque fois que ce mouvement de retour vers soi-même ou d’introversion particulière se produit en l’aspirant, même si ce n’est que pour un court instant. C’est le niveau de
son être ainsi que l’intensité de cet état de présence en lui qui déterminent le niveau du but atteint. D’une certaine manière, il ne peut y avoir de fin pour le but, mais une sorte d’étrange pèlerinage ou d’aventure toujours renouvelée.
Si le chercheur souhaite ne pas fausser son approche de cette quête inhabituelle, il lui faut sans cesse se rappeler que le but est un renouvellement perpétuel, toujours dans le présent, et non un état spécial qu’il pourrait gagner dans le futur et dans lequel il s’installerait à jamais ».
Edouard Salim Michael
Pratique Spirituelle Chapitre 8
Francis Thompson – L’effet papillon
/0 Commentaires/dans Sciences de l'UniversProches ou lointaines,
Secrètement
Sont reliées les unes aux autres,
Et vous ne pouvez toucher une fleur
Sans déranger une étoile.
Plus de poésie ?
le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ».
En savoir plus sur l’effet papillon
SAINT AUGUSTIN: Avons-nous le sens du mystère?
/0 Commentaires/dans La compréhension juste, Mystique chrétienneLes mystères par lesquels Dieu régit l’univers et gouverne les créatures ont perdu de leur prix en raison de leur banalité. De sorte que personne n’admire plus les œuvres continuelles de Dieu, cette multiplication des pains, par exemple, qu’effectue chaque année la germination du blé.
C’est pourquoi, par esprit de miséricorde, Dieu se réserve de faire certaines choses en temps opportun, en dehors du cours de la nature et de ses lois coutumières.
En soi et de soi, ces faits surnaturels ne sont pas plus mystérieux que les faits naturels. Mais, en voyant ces phénomènes qui sont exceptionnels, l’homme admire enfin cette puissance divine qu’il ne remarquait plus dans les faits quotidiens. » saint Augustin
Saint Augustin est l’un des pères de l’Église latine. Après saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l’établissement et le développement du christianisme occidental. Il a été également le penseur le plus lu au Moyen Âge.
L’expérience de JE SUIS. Ceci est notre but. George ADIE
/0 Commentaires/dans Gurdjieff, La compréhension justeQui peut dire qu’il a maintenant en lui-même, à ce moment même, une forte présence unifiante ?
Le sentiment fort de sa propre réalité individuelle séparée et en même temps un état qui le relie à tout ce qui l’entoure.
C’est exactement ce vers quoi nous nous efforçons.
C’est exactement ce que nous visons.
C’est à dire un état conscient, présent, inconditionnel.
L’expérience de JE SUIS. Ceci est notre but. »
George Adie, A Gurdjieff Pupil in Australia (Joseph Azize).
Jean Staune: Notre existence a-t-elle un sens ?
/0 Commentaires/dans Sciences de l'UniversDans le même esprit, il pose une interrogation fondamentale « Notre existence a-t-elle un sens ? » (Presses de la Renaissance), titre d’un travail qui a nécessité vingt années de recherches et la lecture de quelque mille livres !
A rebours d’une conception déterministe issue du XIXe siècle, Staune montre que le progrès scientifique, illustré notamment par la physique quantique, a atteint ses propres limites : les êtres humains savent qu’il existe un au-delà du réel auquel ils ne pourront jamais accéder, autrement dit que la science révèle en creux l’existence d’un autre niveau de réalité. Cette prise de conscience qu’il y a « une incomplétude radicale de ce monde » ouvre la voie à une réflexion métaphysique sur ce que l’être humain perçoit intuitivement à travers la croyance religieuse. Qu’il s’agisse de la matière, de l’univers, des neurosciences ou de l’Évolution, les découvertes dont Jean Staune fait ici la synthèse permettent de ré-enchanter le monde.
¶« Rien en physique quantique ne parle en faveur du déisme, ne nous incite à penser qu’un Dieu personnel se cacherait derrière le voile qui nous masque la réalité indépendante. Mais, en balayant les fondements de systèmes de pensée qui avaient pour conséquence « l’inutilité des religions », la physique quantique a ouvert de nouvelles possibilités philosophiques et religieuses comme le disent encore Sven Ortoli et Jean-Pierre Pharabod : « une chose est certaine, la situation philosophique et religieuse n’est plus bouchée comme il y a quelques décennies. Tout devient possible, et la vision assez noire, selon laquelle nous ne serions que le résultat éphèmère et sans signification de chocs et de combinaisons de « petites billes » errant dans l’espace n’est plus la vision scientifique. » Sans rien prouver directement dans ce domaine, cela redonne une certaine crédibilité à l’idée de l’existence de Dieu, comme l’a énoncé Arthur Eddington dans une phrase célèbre : » la conclusion à tirer de ces arguments de la science moderne est que la religion redevint possible pour un scientifique raisonnable, aux alentours de l’année 1927″. (1927 est l’année de la première synthèse de la mécanique quantique).
Jean Staune
Notre existence a-t-elle un sens p. 101