Une question essentielle

Quelle convergence entre l’ascète yogi tibétain Milarepa et Madame Guyon, la grande mystique chrétienne ? entre Ramana Maharshi et le célèbre soufi Al-Hallâj ? Quel dénominateur commun à ces êtres hors de l’ordinaire qui, de façons apparemment tellement différentes, ont gravi les échelons menant à la réalisation ultime ? Ne s’agit-il pas d’une question de la plus haute importance ? s’interroger sur ce qu’est le cœur d’une pratique ?

Ludwig Van Beethoven : Ce qui lui permet de grandir

Après la disparition de Beethoven, on a trouvé sur sa table cette étonnante prière :

« Mon Dieu, ne te lasse pas de me pousser à me perfectionner. »

 

« Ce qui permet à Beethoven de grandir, d’utiliser les obstacles mêmes, et de les vaincre pour l’essentiel, c’est qu’il croit à la volonté. Beethoven est non seulement un homme dont la volonté s’affirme à chaque instant au plus haut degré, mais un homme pour qui la volonté est le premier facteur, et peut-être le principal intérêt de la vie. (..)
Pour lui, la lutte est la donnée fondamentale de la vie, et le héros est celui qui, acceptant cette donnée fondamentale, assume le combat de la vie jusqu’à la victoire. Cette victoire n’est pas nécessairement le succès, l’obtention du but proposé, mais de n’avoir jamais renoncé au combat ni reculé dans la bataille. »
Jean et Brigitte Massin : Ludwig van Beethoven

 

« C’est là justement une tendance du Destin que de pétrir en des formes tragiques la vie des grands hommes. Il essaie le meilleur de ses forces sur les plus robustes, dresse en face de leurs projets l’absurdité des contingences, influe sur leur destinée par de mystérieuses allégories, leur barre la route afin de les rendre forts où il faut qu’ils le soient. »
Stefan Sweig

La Méditation Bouddhique Jean Pierre Schnetzler

« On se donne des excuses, le manque de temps en particulier est souvent invoqué, prétexte qui ne résiste pas à l’examen car un choix judicieux éliminerait au profit de la méditation quantité d’activités secondaires, parasites ou inutiles, si l’on voulait bien.
Activités qu’à la réflexion, on juge bien telles … mais qu’on continue cependant à pratiquer.

Et l’on voit ainsi des personnes correctement informées sur le Bouddhisme, qui savent fort bien la nécessité d’unir la moralité, la sagesse et la méditation, observent de façon suffisante les règles d’un comportement juste, cultivent leur intelligence par la lecture des textes et cependant s’abstiennent soigneusement de pratiquer la méditation ».

Jean Pierre Schnetzler 
La méditation bouddhique p. 65

Le trésor le plus précieux – Edouard Salim Michael

« Derrière tous les chagrins de la vie existentielle, derrière tous ses soucis, derrière tous ses mouvements et changements incessants, derrière toutes ses souffrances morales et physiques, il existe une Réalité Immuable.

Connaître cette Réalité avant que les brumes de la mort descendent sur lui et mettent fin à sa vie, constitue le trésor le plus précieux qu’un être humain puisse jamais trouver.

Un seul instant imprégné de cette Réalité, un seul moment vécu dans cette Réalité, une seule seconde où la conscience du chercheur a touché ne serait-ce que la frange de cette Réalité vaut plus que tous les plaisirs et toutes les richesses de ce monde multipliés par mille fois mille — même si ces plaisirs et ces richesses pouvaient durer une éternité ! »

Edouard Salim MICHAEL 
La quète Supreme chap 4

 

L’histoire de L’univers

Ainsi on peut résumer l’histoire de l’Univers actuellement : à l’âge de 10 – 43 seconde , l’Univers avait un diamètre de 10 – 33 cm et une température de 10 32 degrés.
Toute l’énergie qui existe aujourd’hui dans l’Univers était déjà présente dans ce point minuscule, rien n’ayant été ‘’ajouté‘’ depuis.
Jean Staune 
Notre existence a-t-elle un sens ? p 145

 


« Saches le bien, Je suis ici en ce monde et partout, Je supporte cet univers entier avec une partie infinitésimale de Moi- même.
Par Moi tout cet Univers a été étendu dans l’ineffable mystère de mon Etre  »
Bhagavad Gitâ Chp 10, 42 & 9 , 4

 

 

»Tout comme l’eau qui s’évapore quand on la chauffe, et dont les composants ne disparaissent jamais, mais se retrouvent transmutés en une substance plus fine et plus raréfiée, ainsi en est-il avec le moi ordinaire du chercheur après qu’il soit passé par les feux invisibles de l’Alchimie Divine.
Il n’y a pas de perte réelle pour lui dans ce creuset divin, comme on pourrait ordinairement le supposer, mais seulement sa transformation en quelque chose de plus éthéré et de plus subtil.
Même au niveau de l’existence manifestée, tout ce qui se déroule en ce domaine n’est rien d’autre qu’une mystérieuse et continuelle transmutation d’une forme de vie ou d’un élément en un autre. Rien ne peut disparaître ni cesser d’exister dans l’Univers.
D’ailleurs, où cela pourrait-il aller ?  »
Edouard Salim Michael 
La Voie de la Vigilance Intérieure Chp 25

Essayer de s’approcher de Ram – Swami Ramdas

Essayer de s’approcher de Ram et de Le comprendre, c’est se retirer du monde des formes évanescentes, car Ram est la seule réalité.
Ram est la puissance mystérieuse et subtile qui pénètre et soutient l’Univers tout entier. Il n’a ni naissance ni mort. Il est présent dans toutes choses et dans toutes créatures, qui n’apparaissent comme entités séparées que grâce à leurs formes toujours changeantes.
Se libérer de cette illusion des formes, c’est réaliser immédiatement l’Unité, l’Amour de Ram.

L’amour de Ram, c’est l’amour de tous les êtres, de toutes les créatures, de toute vie, de tout ce qui est en ce monde, car Ram est en tout, tout est en Lui, et Il est tout en tous.

Swami Ramdas – 
Carnet de pèlerinage p17

 

Celui qui Me voit partout – Bhagavad Gitâ

“Celui qui Me voit partout et voit tout en Moi, pour lui Je ne suis jamais perdu, de même qu’il n’est jamais perdu pour Moi.”

Afin d’éviter que, au fur et à mesure que les jours passent, les pratiques spirituelles de l’aspirant ne se transforment, par faiblesse de sa part, en de simples répétitions machinales — comme cela se produit lorsqu’il s’agit de ses occupations journalières —, chaque fois qu’il s’assied pour méditer ou qu’il entreprend d’exécuter

un exercice de concentration, il doit le faire comme si c’était la première fois, avec le tout de lui-même et avec un intense sentiment dévotionnel.

La méditation doit devenir pour le chercheur une sorte de prière sans paroles.

Edouard salim Michael : Pratique Spirituel et Eveil interieur p 47

Gustav Mahler, lettre à Alma. Voila ce qui est permanent.

« Entre les brefs moments de la vie d’un homme de génie, où ces défis trouvent une réponse, il y a ces grandes étendues désertes d’existence, qui oppressent l’âme d’aspirations inassouvies. Et c’est justement cette lutte incessante et ces tourments qui donnent du caractère à la vie de ces quelques personnes. (…) Ce qu’un homme fait de lui-même — ce qu’il devient à travers son effort incessant pour vivre et pour être — voilà ce qui est permanent. »
Gustav Mahler, lettre à Alma.

 

 

Au lieu de gaspiller le précieux outil de son attention dans des pensées et des activités sans valeur, comme le font la plupart des hommes et des femmes, le génie musical, poussé par un instinct mystérieux qui dépasse la compréhension de la masse, lutte sans cesse avec lui-même pour concentrer toutes ses forces et toute son attention dans le seul but de donner naissance à ses créations. En effet, c’est seulement par le sacrifice continuel de lui-même, de ce qu’il veut et ne veut pas d’ordinaire, et de tout ce qui pourrait lui apporter les plaisirs distrayants et passagers que recherchent la majorité des gens qu’il arrive à être suffisamment concentré et silencieux intérieurement pour entendre la voix mystérieuse qui murmure dans ses oreilles les inspirations si étrangement sublimes et émouvantes qui transporteront par la suite ses auditeurs dans le domaine des dieux.
C’est ainsi que, non seulement, l’humanité entière profite du travail et du sacrifice d’un grand génie, mais que celui-ci en tire également bénéfice, car, toute sa vie durant, il exerce son attention — comme un aspirant pendant ses pratiques de méditation ou ses exercices spirituels dans la vie active. Et il est juste que le prix à payer soit si élevé ; il ne pourrait en être autrement, en regard du résultat spectaculaire pour le monde lorsque l’attention d’un être humain est employée dans une direction aussi positive.
Lorsque quelqu’un a utilisé le don de sa vie de façon constructive, non seulement il laisse une trace bienfaisante sur Terre après sa disparition, mais il constitue aussi un exemple pour l’humanité qui peut ainsi regarder l’avenir avec espérance, au lieu de demeurer enchaînée à sa croyance autodestructrice en un bonheur matériel impossible à concrétiser.

Edouard salim MICHAEL
Pratique Spirituelle et Eveil Intérieur Chap 7

 

Maitriya Guru Maha Sambodhi Dharma Sangha

Bien que d’innombrables étoiles soient visibles dans la voûte céleste, le ciel est un; de la même manière, la Source de toutes les religions et voies spirituelles qui existent dans le monde est Une.

~ Maitriya Guru Maha Sambodhi Dharma Sangha

Au milieu de la caverne du coeur – Ramana Maharshi

« Au milieu de la caverne du cœur,
en forme de Moi, en forme de Soi,
unique et solitaire,
tout droit de soi à soi,
le Brahman resplendit !
Pénètre toi-même en ce dedans,
Ta pensée perçant jusqu’en sa Source,
Ton esprit plongé en soi,
Souffle et sens au tréfonds recueillis,
Tout de toi en toi fixé,
Et là, simplement, sois ! »

Ramana Maharshi

Simone weil – Ce désir insatiable

« Ce désir insatiable en nous qui est toujours tourné vers le dehors et qui a pour domaine un avenir imaginaire, nous devons le forcer à se boucler sur soi-même et à porter sa pointe sur le présent.  »
Simone Weil « Intuitions pré-chrétiennes »

 

Outre son but premier (qui est d’arriver à reconnaître la Source d’où il a émergé originellement et en laquelle il retournera à son heure de mort), la méditation aide également le chercheur à apprendre à vivre dans le présent.
Durant ses tentatives pour rester conscient et éveillé intérieurement, il ne peut manquer de constater que, lorsqu’il réussit à tenir le sentiment de lui-même dans un “maintenant continuel”, il sort du temps et commence, par là même, à être libéré des regrets et des douleurs du passé, ainsi que de ses soucis pour l’avenir, et qu’aussitôt qu’il perd ce sentiment inhabituel de lui-même (c’est-à-dire le sentiment d“être” dans un “présent continuel”), les peines et les regrets du passé, ainsi que les tourments pour l’avenir reprennent immédiatement le dessus ; il est alors à nouveau entraîné dans le mouvement d’un temps implacable, dans un devenir sans répit. Il se retrouve ainsi éparpillé dans des états intérieurs très fragmentés où, d’un instant à l’autre, il n’est jamais le même !
Edouard Salim MICHAEL
Les fruits du chemin de L’Eveil chap 1