NDE – Le miroir du karma – La conscience ne dépend pas du cerveau

professeur-pim-van-lommel_2946090-LProfesseur Pim Van Lommel

Cardiologue

 

Pour revenir à ce qui attend un être humain après la mort, celui-ci verra — reflété dans ce que le Livre des Morts Tibétain appelle le «miroir du karma» —, tout ce qu’il a fait durant son bref séjour dans ce monde et qu’il n’aurait pas dû faire, et, à l’inverse, tout ce qu’il aurait dû faire et qu’il a négligé de faire.

Une question inéluctable surgira alors en lui : «À quoi me suis-je consacré durant le temps qu’il m’a été donné de vivre sur cette planète ?» Il digérera ce qu’a été sa vie, ainsi que les différentes leçons qu’il peut en tirer.

Puis, s’élèvera en lui un intense désir de se reposer de toutes les fatigues et des tourments subis durant son existence terrestre, une existence le plus souvent pleine de vicissitudes, d’incertitudes, de drames et de problèmes qu’il lui a fallu résoudre pour répondre aux besoins incessants de son corps planétaire.

Peu à peu, la vie qu’il a laissée derrière lui deviendra lointaine et vague, jusqu’à ce qu’elle finisse par s’évanouir dans ce qui semble être un oubli complet. En fait, contrairement à ce que l’on peut croire communément, rien n’est jamais perdu en l’être humain. Son existence tout entière ainsi que la totalité des expériences qu’il a connues sont mystérieusement inscrites dans son subconscient, attendant que soient réunis les facteurs nécessaires pour leur permettre de devenir à nouveau actives.

Des signes prémonitoires commenceront à se manifester subtilement comme autant d’indices de ce que sera sa future incarnation — dans l’hypothèse où il y aura pour lui une vie future. Si, effectivement, une autre existence l’attend, celle-ci ne pourra être que la conséquence de la manière dont il aura vécu sa vie passée, que celle-ci ait été fructueuse spirituellement ou non.

Il peut paraître paradoxal de dire que, d’une part, aucune expérience n’est perdue en son être et que, d’autre part, rien n’est jamais certain pour lui en ce qui concerne une existence à venir. Pareillement, il semble étrange d’affirmer que l’être humain ne dispose d’aucun choix sur son existence et, en même temps, de déclarer qu’il est mystérieusement responsable de ce qu’il est devenu dans le présent. Il s’agit là de contradictions apparentes seulement, qui ne peuvent être résolues et comprises qu’à des niveaux d’être et de conscience autres que ceux que l’on connaît ordinairement.

Il faut insister sur le fait que, tout comme la manière dont quelqu’un passe sa journée détermine déjà ce que le lendemain sera pour lui, de même, à une tout autre échelle, la façon dont il a vécu sa vie, ce qu’ont été ses intérêts prédominants et ce à quoi il a consacré le don de son incarnation — le don d’être incarné dans un corps humain et non pas animal — ont tracé d’avance la direction que prendra sa future existence et la destinée qui l’attend.

Il faut que l’aspirant réalise que le destin de l’être humain se joue sur Terre, et non après la mort — comme certains aiment l’affirmer —, car, quand il quittera son corps, il ne pourra faire autrement que de graviter à un état correspondant à son niveau d’être et à ce qu’il aura fait de lui-même de son vivant. D’ailleurs, même sur le plan de la vie ordinaire, par la loi inexorable de l’attraction du semblable, il ne peut éviter d’attirer à lui ainsi que d’être attiré par les situations et les êtres conformes au niveau de ses désirs, que ceux-ci soient élevés, banals ou grossiers.

Le chercheur doit être encouragé en sachant que les états d’être et de conscience qu’il aura gagnés grâce à ses pratiques spirituelles le retrouveront après son départ de ce monde.

En outre, il est important de comprendre que le défunt em­porte avec lui les intérêts principaux qui ont occupé ses pensées et dominé son existence. Si ceux-ci étaient de nature spirituelle et s’il était réellement sérieux dans sa quête, mais qu’en raison de la brièveté de l’existence humaine, il n’a pu mener celle-ci à son terme, il va ressasser ce qu’il a pu amasser comme connaissance qui lui tenait à cœur, en conséquence de quoi, celle-ci va mysté­rieusement croître en lui ; et, si c’est son lot de revenir à la vie manifestée, non seulement le travail sur lui-même en sera rendu plus facile, mais sa progression en sera accélérée.

Edouard Salim Michael : S’éveiller, une question de vie et de mort chap 13

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